Nous parlons souvent de liberté comme de la possibilité de faire ce que l’on veut.
Mais il existe une liberté plus profonde, celle qui ne dépend ni des circonstances, ni des autres.
Notre liberté intérieure.
La liberté de penser, de choisir, de recevoir, d’être et d’accepter.
Penser librement, c’est oser se demander, est-ce vraiment ce que je pense ou est-ce c’est ce que l’on m’a conditionné à penser?
Nous portons parfois des croyances qui ne sont pas les nôtres, celles de notre famille, de notre culture, de notre histoire et même de nos blessures.
Se libérer, c’est parfois avoir le courage de changer d’avis, de questionner ce qui semblait évident et de faire de la place à sa propre vérité.
Choisir, c’est reprendre les rênes de sa vie.
Dire oui parce que nous le voulons et dire non parce que nous en avons besoin.
Rester sans peur de partir et partir sans culpabiliser de décevoir.
Nous ne pouvons pas toujours choisir ce qui nous arrive mais nous pouvons apprendre à choisir ce que nous en faisons.
Nous avons appris à donner, à aider, à prendre soin, à être forts (es)…
Mais savons-nous recevoir ?
Recevoir de l’amour, de l’attention, de l’aide, de la douceur, sans nous sentir redevables, sans chercher immédiatement à rendre.
Recevoir n’est pas une faiblesse, c’est juste accepter que nous aussi, nous avons le droit d’être accueillis par la vie et d’accueillir toutes les parties de nous même.
Être soi, sans avoir à jouer un rôle.
Être sensible, être ambitieux (e), être vulnérable, être différent (e), être fort(e) ou ne pas l’être.
Ne plus passer sa vie à devenir celui (celle) que les autres attendent.
Car à force de chercher à être assez pour les autres, nous pouvons finir par nous perdre.
Et si la vraie question n’était plus qui dois-je être pour être aimé(e) ou accueilli(e) mais , qui suis-je lorsque je n’ai plus besoin de plaire ou d’être validé(e)?
Accepter ne signifie pas tout approuver, ni renoncer à changer.
C’est apprendre à accueillir ce qui est sans passer sa vie à lutter contre ce qui ne dépend pas de nous.
Accepter que certaines personnes ne nous comprennent pas, que certaines histoires ne soient pas ce qu’elles semblaient être, que certaines portes se ferment et que d’autres s’ouvrent sans que nous les ayons poussées.
Accepter parfois l’impuissance, lorsque nous ne pouvons ni sauver, ni réparer, ni retenir.
Mais aussi accepter le bonheur, lorsque nous avons tellement appris à nous méfier de la vie que recevoir le beau nous fait presque peur.
Accepter l’amour de soi et accepter d’être aimé.
Accepter de recevoir sans chercher immédiatement à mériter.
Accepter notre cheminement avec ses détours, ses lenteurs et ses recommencements.
Et puis, peut-être le plus courageux, accepter nos parts d’ombre celles que nous préférerions ne jamais voir. Nos peurs, nos blessures, nos contradictions, nos besoins, nos fragilités…
Non pas pour les juger, mais pour les écouter.
Ce que nous refusons en nous ne disparaît pas car il cherchera autrement à se faire entendre.
S’accepter, ce n’est pas renoncer à évoluer, c’est créer suffisamment de douceur en soi pour pouvoir se transformer.
On devient libre lorsqu’on arrive à se connaître et se reconnaître soi-même.
- Penser par nous même.
- Choisir ce qui est juste pour nous.
- Recevoir sans culpabilité.
- Être sans masque.
- Accepter sans nous abandonner.
Peut-être que devenir libre, c’est apprendre à accueillir la vie dans toutes ses nuances, à savourer ce qu’elle nous offre, à laisser partir ce qui n’est plus et à continuer d’avancer sans nous éloigner de nous-mêmes.
C’est rester profondément ancrer à soi dans l’attente comme dans l’accomplissement, dans les détours comme dans les élans, avec la confiance que chaque chemin nous rapproche un peu plus de nous-mêmes.
Parce que la vraie liberté c’est pouvoir aimer la vie sans lui demander d’être exactement comme on l’avait imaginée.