Derrière ma force, il y a eu un jour un enfant qui l’a apprise seul

On me dit toujours que je suis forte. et je réponds souvent que je n’ai pas toujours eu le choix.

Parce que cette force, elle ne vient pas de nulle part.

Elle s’est construite petit à petit et parfois un peu trop tôt.

Il y a eu un enfant qui a compris qu’il valait mieux se débrouiller seul.

Un enfant qui a appris à ne pas trop demander, à ne pas trop déranger,

Un enfant qui a appris à ravaler ses émotions pour que tout reste gérable.

Peut-être que cet enfant, c’était toi aussi.

Celui qui souriait alors que ça faisait mal.

Celui qui faisait semblant que tout allait bien.

Celui qui a appris à être fort au lieu d’être simplement rassuré.

Et en grandissant, on garde ça en nous.

On devient indépendant, on gère tout et on tient bon.

Mais parfois, il y a des réactions qu’on ne comprend pas :

– Une peur qui arrive sans prévenir.

– Un besoin d’être rassuré qu’on n’ose pas exprimer.

– Une envie de fuir dès que ça devient trop émotionnel.

Ce n’est pas trop ou pas assez.

Ce sont juste des parts de nous qui parlent encore.

Des parts qui n’ont jamais été vraiment entendues.

Guérir, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre mais commencer à s’écouter autrement.

C’est prendre un moment pour se dire :

Qu’est -ce qui se passe en moi, là maintenant ?

Et parfois, on découvre quelque chose de très simple et très touchant.

Il y a encore en nous un enfant qui attend juste qu’on s’arrête un peu pour lui.

– Qu’on ne le juge pas.

– Qu’on ne le fasse pas taire.

– Qu’on l’écoute vraiment.

Dans mon accompagnement, j’utilise notamment une approche comme l’IFS (Internal Family Systems), qui permet justement de comprendre ces différentes parts en nous.

Pas pour les changer de force, mais pour les accueillir, les apaiser et créer plus de calme à l’intérieur.

Et petit à petit, quelque chose change.

– On ne réagit plus de la même manière.

– On se comprend mieux.

– On devient plus patient avec nous-même.

– Ce qui nous faisait peur commence à s’apaiser.

– Ce qui nous faisait réagir devient plus clair.

– On ne se sent plus seul à l’intérieur.

Parce qu’au fond, cette force qu’on admire tant chez nous, change de visage.

Elle n’est plus une armure qu’on porte pour tenir mais devient un espace dans lequel on peut enfin respirer.

Un endroit plus doux, plus stable et plus vrai.

Et si aujourd’hui, quelque chose en toi s’est reconnu dans ces mots

ce n’est pas un hasard.

Peut-être que c’est simplement une partie de toi qui est prête à être entendue autrement.

Et parfois il suffit d’un espace juste, d’un accompagnement respectueux, pour que ce dialogue intérieur commence enfin.

Pas à pas à ton propre rythme.

Parce que tu n’as plus à tout porter seul(e).

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